Les spécificités du web

Internet est un media spécifique … et on y écrit donc d’une manière sensiblement différente :

  1. Le lecteur moderne est pressé et bombardé d’informations. Il décide en quelques secondes si la page qu’il a en face de lui est pertinente. La sanction est sans pitié : un clic sur la petite croix, hop … la fenêtre est fermée.
  2. Il scanne bien plus qu’il ne lit. Les idées essentielles doivent donc apparaître clairement. A l’inverse d’un écrit traditionnel, il vaut mieux d’abord conclure puis argumenter.
  3. Passées les 20 premières secondes, le visiteur se détend et accepte d’approfondir le sujet et de naviguer dans les liens internes.
  4. Le parcours d’un site web n’a rien de linéaire. Le visiteur est actif et clique sur des liens. La structure doit donc être limpide.

Capter l’attention dans les 20 premières secondes

Ce chiffre n’a rien de magique mais cela donne une idée du problème.  Il a même tendance à diminuer dans les études : les gens scannent de plus en plus vite.

Il est très important de rassurer l’internaute : « Où suis-je ? ». Les mots clés doivent ressortir, le graphisme et l’ergonomie doivent venir appuyer ce sentiment de pertinence et de simplicité.

Cibler, encore et toujours …

Le contenu doit être pertinent et simple. Le niveau de langage et sa technicité dépendent du public. Un équilibre doit donc être trouvé.  Il n’y a pas de règles absolues, tout dépend du public visé. Le jargon, sauf public très spécialisé, doit être évité.

Le style se situe généralement entre le langage écrit et parlé. En fonction du type de site (entreprise, blog …) et du public (professionnel, jeunes …), il adoptera un ton différent :

  • professionnel et sobre pour les entreprises
  • personnel pour un blog
  • dynamique et interpellant pour les jeunes

Faire simple, quelques idées :

  • Eviter les négations
  • Eviter le jargon (sans tomber dans la banalité)
  • Expliciter les sigles éventuels
  • Conserver des paragraphes courts
  • Ponctuer les phrases
  • Illustrer le contenuy (pictogrammes, image, captures d’écran, donner des exemples …)
  • Fournir un plan (vive la magie de l’hyper-lien)

Choisir le bon titre

C’est lui qui incite le visiteur à poursuivre la lecture. Il doit à la fois préfigurer le contenu (évitez les mots trompeurs) et susciter l’intérêt. Un titre sous forme de question peut être un bon choix.

Voyez la différence dans l’exemple suivant. Lequel lirez-vous plus volontiers ?

  1. Titre 1 : « Modification de la législation sur les économies d’énergie »
  2. Titre 2 : « Economies d’énergie : l’Etat vous rembourse jusqu’à 1,500 € ! »

A noter que différentes variantes sont possibles. Voyez par exemple l’utilisation de l’extrait dans le présent blog : il synthétise le contenu et prolonge le titre pour inciter à lire l’article (hum, du moins on l’espère …).

Inverser la logique habituelle …

Comme dit plus haut, pour « capter » l’internaute et le convaincre de rester, il faut faire l’inverse de ce que l’on fait d’habitude. Annoncer d’abord les idées essentielles (ne fut-ce que sous forme de table des matières) puis le contenu.

Bien conclure est également important afin de s’assurer que votre message est bien passé.

Sur le web, il n’y a pas que les sites …

Internet comporte d’autres supports à part entière :

  • le mail
  • la newsletter
  • le blog
  • le podcast
  • le forum
  • le wiki
  • le chat

Chacun de ses supports a ses objectifs et sa cible, de même que ses contraintes techniques. Nous y reviendrons dans le cadre d’articles plus spécialisés.

Pour conclure

Nous n’avons fait qu’effleurer la problématique et nous reviendrons sur ce sujet bien entendu.

Quelques points clés à garder à l’esprit :

  1. Pensez à votre public cible
  2. Soignez vos titres
  3. Structurez le contenu
  4. Commencez par l’essentiel
  5. Profitez des spécificités du web : hyperliens, multimedia …

Impossible enfin de ne pas citer une source de grande qualité en la matière : Jean-Marc HARDY, spécialiste de l’information en ligne  et son site redaction.be


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